18 mai, jour 52.
Il s’en passe des choses sur la montagne. Les évènements déboulent, mais heureusement pas la montagne! Aujourd’hui, nous sommes pratiquement en temps réel avec Nathalie, puisque la communication avec le camp de base est bonne.
Le 17 mai, le départ du Camp 2 au Camp 3 a été retardé de quelques heures par le chef d’expédition, Gabriel Filippi. En effet, un mini sérac s’est détaché de la montagne au col sud pendant que les Sherpas s’affairaient à installer les cordes fixes et un des Sherpas a été blessé. Une opération de sauvetage a été mis en branle et a ralentie la progression de l’installation des cordes fixes. Il fallait donc attendre de voir si cette installation allait continuer de progresser avant de partir pour le Camp 3 parce que, pour la montée final, il est important de passer le moins de temps possible en haute altitude. Il aurait donc été inutile de se rendre au Camp 3 et d’être obligé d’y passer 2 nuits au lieu d’une.

Il y avait beaucoup de grimpeurs faisant la montée entre les Camps 2 et 3. Il faisait chaud sur la montagne et la cadence était ralentie à cause du trafic de tout ces gens qui veulent faire le sommet. La fenêtre météo actuelle pour l’ascension finale du sommet se situe entre aujourd’hui (18 mai) et demain, avec une fermeture de celle-ci le 20 mai car on annonce des forts vents. Hier, Nathalie a donc passé la nuit au Camp 3, sous oxygène. Tôt ce matin, elle est partie pour le Camp 4 (8000 mètres d’altitude). À cette hauteur, le corps humain se dégrade rapidement, donc personne ne veut y rester longtemps. En arrivant là, Nathalie se reposera quelques heures avant de partir pour le sommet ce soir, en espérant l’atteindre le 19 mai au matin.
Il y a beaucoup de logistique et de stratégies pour Gabriel Filippi et Nathalie dans les derniers moments de l’ascension. Si elle part trop tôt, selon sa cadence de montée prévue, elle risque d’arriver trop tôt au sommet et devoir endurer des températures froides trop longtemps. Lorsqu’on gèle, le corps se dégrade encore plus et le temps inutile d’attente diminue les réserves d’oxygène. Tout ceci met en péril le retour aux camps inférieurs. C’est bien beau le sommet, mais pas au point de mettre sa vie en péril. Trop de personnes par le passé ont fait le sommet, pour ensuite perdre la vie sur le chemin du retour et leurs corps resteront à jamais sur la montagne qui est devenue le lieu de leur dernier repos. La sécurité passe donc avant tout. Dans toutes les discussions que j’ai eues avec Nathalie, il a toujours été clair que son intégrité physique et sa vie passaient avant tout.
Nathalie, un exemple de persévérance
Nathalie dit souvent, à propos du Traitement NovodosMC : « Ça a fonctionné pour moi, pourquoi ça ne fonctionnerait pas pour d’autre. Je ne pouvais plus rien faire et regardez-moi aujourd’hui. » Si, par son exemple, Nathalie peut devenir une inspiration pour tous ceux qui sont confrontés à un problème qui semble insurmontable, elle sera satisfaite. On ne parle pas seulement de maux de dos chroniques, mais de n’importe quelle embûche que l’on croit trop grande. Elle veut aussi être un exemple pour ceux qui veulent sortir de leur zone de confort afin d’atteindre de nouveaux sommets dans n’importe quelle sphère de leur vie. Elle en est un exemple parfait.
« C’est certain que je veux faire le sommet, j’y rêve depuis tellement longtemps, mais le simple fait d’être ici, à faire mes premiers pas en direction de l’Everest… Mon rêve est déjà accompli. Il y a quelques années, lorsque je pouvais à peine marcher, pendant presque 2 ans, tous mes rêves étaient anéantis. Il ne faut pas se le cacher, je sombrais de plus en plus dans la dépression », m’a dit Nathalie. « Après mon traitement novodos, je me suis remise à vivre, et maintenant je suis ici à faire ce qui me passionne le plus au monde. »
Les Cliniques Zéro Gravité payent toutes les dépenses reliées au rêve de Nathalie et nous espérons très fort la voir au sommet, posant fièrement avec la bannière NOVODOS, signe du succès de son retour à la santé. Avec cette photo, nous pourrions encourager d’autres gens à ne jamais abandonner et à poursuivre leurs rêves.
Dr Marc Bureau, chiropraticien D.C.
Cofondateur des Cliniques du dos Zéro gravité