Le pouvoir par la connaissance

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Le domaine de la santé est un secteur complexe pour la plupart des gens. Les personnes affectées par des problèmes de santé se sentent vite prises au dépourvu lorsque des décisions sont à prendre. Les informations sont difficiles à obtenir et Lire la suite

Le rêve est atteint!

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Nathalie, au sommet à 8 848 mètres!

Le rêve est maintenant réalité, à 12 :00 heure du Népal le 19 mai 2012, Nathalie arrivait au sommet de l’Everest après une montée de plus de 14 heures. Nathalie, Pierre et Paul avaient quitté le Camp 4 sur le col sud vers 21:30 le soir précédent. La température était de leur côté, le ciel était clair et il y avait peu de vent.
Gabriel, au camp de base, avait reçu une très brève communication indiquant leur départ vers le sommet. Après, plus aucune nouvelle jusqu’à l’annonce du sommet de deux des trois Sherpas de l’équipe avec leurs clients, Nathalie et Paul. Apparemment, Pierre attendait son tour pour monter le fameux mur du Hillary Step, dernière étape avant le sommet.

Une note parfaite pour l’équipe de Gabriel Filippi?

Lorsque j’ai dis à Gabriel qu’il s’en allait vers une note parfaite, il m’a simplement répondu qu’il serait heureux lorsque tous les membres de l’équipe seraient de retour au camp de base avec tous leurs morceaux. Il m’a dit vouloir faire descendre ses grimpeurs le plus bas possible au retour, car on annonce de forts vents. Il veut donc leur éviter de coucher au camp 4 et plutôt descendre au camp 3.

Une nuit stressante

Les communications radio ont été inexistantes durant toute la montée de Nathalie. Il y a en effet eu un problème non identifié pour toutes les équipes sur le côté sud de la montagne. Gabriel écoutait sur les fréquences d’une quinzaine d’équipes et c’était le calme plat. Tout ce qu’il pouvait me dire c’est qu’il n’y avait pas d’opération de sauvetage sur la montagne. Si un de ses grimpeurs avait eu des difficultés, il serait descendu vers les camps inférieurs ou les communications se faisaient bien. On assumait donc que Nathalie était toujours en route vers le sommet. Gabriel me répétait que la météo était parfaite et que l’ascension serait lente à cause du fort trafic sur la montagne étant donné la courte fenêtre météo pour le sommet. Selon toutes les évidences, celle-ci est en train de se refermer à cause des vents de plus en plus importants. Il m’avait parlé de 10 à 12 heures pour le sommet et peut-être plus. Ça en aura prit plus de 14.

Gabriel a pleine confiance en ses Sherpas d’expérience, et malgré l’absence de communications radio, il restait positif. Il a fait un travail extraordinaire afin de tenir au courant les conjointes de Pierre et Paul ainsi que le conjoint de Nathalie et moi-même. Nous étions tous sur un pied d’alerte, un mélange d’excitation et d’inquiétude.

À 7 heures ce matin au Québec, Nathalie était sur la descente depuis environ 4-5 heures. La descente vers les camps inférieurs sera beaucoup plus rapide. J’attends impatiemment des nouvelles de Gabriel.

Je donnerai des nouvelles aussitôt que j’en aurai. En attendant, bravo à Nathalie et son équipe!

Dr Marc Bureau, chiropraticien D.C.

À moins de 800 mètres du sommet!

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18 mai, jour 52.

Ce matin, Nathalie est arrivée au Col Sud de l’Everest, lieu du Camp 4, après une ascension de près de 9 heures. Elle se trouvait donc à 8 000 mètres, à seulement 848 mètres du sommet!

Elle devait s’y reposer quelques heures pour se refaire des forces. Nous attendions donc de ses nouvelles. Puis, une brève communication de la part de Pierre est arrivée à Gabriel Filippi à 9:30 pm, heure du Népal aujourd’hui : « On part pour le sommet dans 2 minutes ». Les communications radio entre Gabriel et l’équipe sont difficiles depuis leur arrivée au Camp 4, mais on peut être certains que Nathalie est présentement en train de faire ses derniers pas avant de voir le toit du monde!

Gabriel s’attend à recevoir une autre communication lorsque les grimpeurs changeront leurs bombonnes d’oxygène, rendus au « South Balcony ».

La température au sommet sera entre -20 et -25 Celsius avec de faibles vents autour de 10 km à l’heure, jusqu’à 4:00 am. Ensuite, les vents doivent prendre de la force, sans toutefois dépasser les 25 km à l’heure. C’est donc une température idéale pour le push final. Le plus gros problème est le nombre important de grimpeurs étant donné la courte fenêtre météo.

Nous sommes tous très fébriles, et nous demandons à tous ceux qui nous lisent d’avoir des pensées énergisantes et de les canaliser en ligne droite vers le sommet du monde où se trouve Nathalie, Pierre et Paul de l’expédition de Gabriel Filippi. Le rêve est proche, ce n’est plus qu’une question d’heures avant que Nathalie et son équipe puissent nous regarder de bien haut!

Continuez de nous suivre, nous devrions savoir dès ce soir ou demain si le sommet est atteint!


Toujours plus haut

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18 mai, jour 52.

Il s’en passe des choses sur la montagne. Les évènements déboulent, mais heureusement pas la montagne! Aujourd’hui, nous sommes pratiquement en temps réel avec Nathalie, puisque la communication avec le camp de base est bonne.

Le 17 mai, le départ du Camp 2 au Camp 3 a été retardé de quelques heures par le chef d’expédition, Gabriel Filippi. En effet, un mini sérac s’est détaché de la montagne au col sud pendant que les Sherpas s’affairaient à installer les cordes fixes et un des Sherpas a été blessé. Une opération de sauvetage a été mis en branle et a ralentie la progression de l’installation des cordes fixes. Il fallait donc attendre de voir si cette installation allait continuer de progresser avant de partir pour le Camp 3 parce que, pour la montée final, il est important de passer le moins de temps possible en haute altitude. Il aurait donc été inutile de se rendre au Camp 3 et d’être obligé d’y passer 2 nuits au lieu d’une.

Il y avait beaucoup de grimpeurs faisant la montée entre les Camps 2 et 3. Il faisait chaud sur la montagne et la cadence était ralentie à cause du trafic de tout ces gens qui veulent faire le sommet. La fenêtre météo actuelle pour l’ascension finale du sommet se situe entre aujourd’hui (18 mai) et demain, avec une fermeture de celle-ci le 20 mai car on annonce des forts vents. Hier, Nathalie a donc passé la nuit au Camp 3, sous oxygène. Tôt ce matin, elle est partie pour le Camp 4 (8000 mètres d’altitude). À cette hauteur, le corps humain se dégrade rapidement, donc personne ne veut y rester longtemps. En arrivant là, Nathalie se reposera quelques heures avant de partir pour le sommet ce soir, en espérant l’atteindre le 19 mai au matin.

Il y a beaucoup de logistique et de stratégies pour Gabriel Filippi et Nathalie dans les derniers moments de l’ascension. Si elle part trop tôt, selon sa cadence de montée prévue, elle risque d’arriver trop tôt au sommet et devoir endurer des températures froides trop longtemps. Lorsqu’on gèle, le corps se dégrade encore plus et le temps inutile d’attente diminue les réserves d’oxygène. Tout ceci met en péril le retour aux camps inférieurs. C’est bien beau le sommet, mais pas au point de mettre sa vie en péril. Trop de personnes par le passé ont fait le sommet, pour ensuite perdre la vie sur le chemin du retour et leurs corps resteront à jamais sur la montagne qui est devenue le lieu de leur dernier repos. La sécurité passe donc avant tout. Dans toutes les discussions que j’ai eues avec Nathalie, il a toujours été clair que son intégrité physique et sa vie passaient avant tout.

Nathalie, un exemple de persévérance

Nathalie dit souvent, à propos du Traitement NovodosMC : « Ça a fonctionné pour moi, pourquoi ça ne fonctionnerait pas pour d’autre. Je ne pouvais plus rien faire et regardez-moi aujourd’hui. » Si, par son exemple, Nathalie peut devenir une inspiration pour tous ceux qui sont confrontés à un problème qui semble insurmontable, elle sera satisfaite. On ne parle pas seulement de maux de dos chroniques, mais de n’importe quelle embûche que l’on croit trop grande. Elle veut aussi être un exemple pour ceux qui veulent sortir de leur zone de confort afin d’atteindre de nouveaux sommets dans n’importe quelle sphère de leur vie. Elle en est un exemple parfait.

« C’est certain que je veux faire le sommet, j’y rêve depuis tellement longtemps, mais le simple fait d’être ici, à faire mes premiers pas en direction de l’Everest… Mon rêve est déjà accompli. Il y a quelques années, lorsque je pouvais à peine marcher, pendant presque 2 ans, tous mes rêves étaient anéantis. Il ne faut pas se le cacher, je sombrais de plus en plus dans la dépression », m’a dit Nathalie. « Après mon traitement novodos, je me suis remise à vivre, et maintenant je suis ici à faire ce qui me passionne le plus au monde. »

Les Cliniques Zéro Gravité payent toutes les dépenses reliées au rêve de Nathalie et nous espérons très fort la voir au sommet, posant fièrement avec la bannière NOVODOS, signe du succès de son retour à la santé. Avec cette photo, nous pourrions encourager d’autres gens à ne jamais abandonner et à poursuivre leurs rêves.

Dr Marc Bureau, chiropraticien D.C.

Cofondateur des Cliniques du dos Zéro gravité

À l’assaut du sommet de l’Everest

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Ça y est. Maintenant ce sont les grandes ligues. Nathalie est partie pour le camp 2 tôt dans la nuit du 15 mai sous un ciel clair et illuminé de millions d’étoiles. Un ciel étoilé au camp de base est tout simplement spectaculaire.

Selon les conversations avec Gabiel, la traversé du champ de glace Kumbu s’est bien passée. En partant à 3 heures du matin, on s’assure que le glacier est plus stable grâce à la température plus froide. Le temps d’ascension fut le même que lors de la première montée, « même après un repos de 2 semaines à bien manger et s’engraisser en basse altitude », comme le dit Gabriel. Nathalie, Pierre et Paul auront bien besoin de ces réserves dans les journées qui les attendent. Ils pousseront leur corps à la limite de l’endurable, comme probablement jamais auparavant.

La dernière fois que j’ai parlé à Nathalie, elle était très enthousiaste à l’idée de partir pour l’ultime portion de cette expédition. Elle est concentrée sur l’objectif, elle est patiente et en même temps déterminée. Elle vie son rêve à fond.

Comment va son dos ?

Depuis que je suis revenu, tout le monde me demande comment va le dos de Nathalie. Curieusement, j’ai passé plus de 2 semaines avec Nathalie à faire le trek jusqu’au camp de base et son dos n’a jamais été un sujet de conversation. Je lui ai fait un traitement à 2 reprises pour une épaule endolorie, mais c’est tout. Dans nos dernières conversations téléphoniques, on parle de montagne et des étapes à franchir dans la conquête de son rêve. Son dos, je ne me rappelle pas en avoir discuté.

Ce cauchemar de souffrance qui aura duré presque 2 ans est de l’histoire ancienne. Nathalie continue à recevoir des traitements occasionnels en prévention et elle reste en forme. Ça ne m’a même pas croisé l’esprit de lui parler de son dos durant le trek, probablement parce qu’à la voir déambuler, souvent à l’avant du groupe, je savais instinctivement que tout allait bien.

On ne parle donc plus de son dos qui avait tué son rêve, mais bien de ses aspirations présentes et futurs. Elle est là pour vivre à fond son rêve et nous sommes avec elle pour la supporter dans cette voie.

Pour nous, c’est toute une sensation de pouvoir contribuer aussi activement à la poursuite du rêve de quelqu’un en tant que commanditaire de l’expédition de Nathalie. Nous voudrons sûrement dans le futur répéter cette expérience avec quelqu’un d’autre et un rêve différent.

D’autres nouvelles bientôt,

Dr Marc Bureau, chiropraticien D.C.

Cofondateur des Cliniques du dos Zéro Gravité

Dame nature s’acharne en altitude

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Il y a quelques jours, Nathalie Fortin est remontée au Camp de base. Apparemment, elle a trouvé l’ascension un peu difficile. Il y avait maintenant une semaine qu’elle n’était plus beaucoup active et ses muscles se sont rebellés un peu! Son plus gros problème (qui s’est d’ailleurs manifesté à chaque fois qu’elle se trouvait en altitude) est une toux sèche qui la tenaille. En plus basse altitude, cette toux l’avait quitté, mais la voilà malheureusement revenue. Cette toux l’empêche de bien respirer, et elle manque d’oxygène, donc ses efforts sont plus épuisants. Lorsqu’elle partira enfin pour l’assaut du sommet, elle devra prendre des comprimés de codéines, qui aident sa toux, mais lui donnent malheureusement la nausée.

Nathalie dit que la montagne « c’est la patience et l’acceptation, on ne contrôle pas les éléments ». Nos grimpeurs ont donc les yeux fixés vers le sommet. La température peut encore changer et un départ maintenant serait probablement prématuré et risqué. Pour les informations météo, toutes les équipes se rencontrent afin de partager les différentes indications qu’elles reçoivent de leurs météorologues. Les chefs d’expéditions dresseront ainsi le meilleur portrait possible et s’assureront les meilleures chances de sommet, en gardant comme priorité la sécurité des grimpeurs. Présentement, les Sherpas des différentes équipes, dont les trois sherpas de Gabriel Filippi, sont à finir l’installation des cordes fixes dans les camps supérieurs. Ils en ont aussi profité pour emporter du matériel (oxygène, cordes, nourriture, etc.). Sur la photo ci-dessous, on peut voir Nathalie avec ses deux coéquipiers, Pierre et Paul, et leurs trois sherpas.

La météo annonce de forts vents (100 km/h et plus) entre le 12 et le 17 mai. Il sera donc impossible de tenter un sommet durant cette période. Ils devront être patients et espérer atteindre le toit du monde dans les alentours du 20 mai. Malgré tout, le moral de Nathalie est bon, elle est positive et surtout patiente. Elle sait que lors de l’assaut elle souffrira, mais comme elle le dit : « Il faut que je soit branché sur mon but et me dire que ce n’est que 4-5 journées dans ma vie ».